Accepter de se regarder soi pour regarder le Monde,
ne pas s'éloigner,
se poser là au beau milieu de l'espace et du temps,
oser chercher dans son esprit,
dans son corps,
les traces de tous les autres hommes,
admettre de les voir,
prendre dans sa vie les deux ou trois infimes lueurs
de vie de toutes les autres vies,
accepter de connaître,
au risque de détruire ses propres certitudes,
chercher et refuser pourtant de trouver et aller démuni, dans le risque de l'incompréhension,
dans le danger du quolibet ou de l'insulte,
aller démuni,
marcher sans inquiétude et dire ce refus de l'inquiétude, comme premier engagement.
Le théâtre helvète est né de la rencontre de Léo Poncelet et Vivianne Balsiger au sein de la formation
“de l’interprète à l‘auteur” entre 2007 et 2008
(formation organisée par le Ccn de Rillieux-la-Pape / Cie Maguy Marin).
C’est la rencontre d‘une sensibilités commune qui nous a rapproché. La proximité de nos languages artistiques nous offre la possibilité de dialoguer d’intime à intime. Nos terrains de jeu se superposent
ici et là et laissent place à de multiples possibles de création sur les bases de la complicité
et de la confiance.
Nous partageons l‘envie de lier sur le plateau les différentes pratiques que nous avons pu traverser, du jeu, du chant, de la danse, de la musique ainsi que de nous nourrir des pratiques énergetiques tels que
le Taï Chi, le Qi Gong ou encore la Technique FM Alexander.
Nous nous retrouvons dans le désir de vivre à travers la création artistique nos questionnements philosophiques et ontologiques.
C’est ainsi que la necessité commune de questionner la mort nous a porté tout au long de notre première pièce.
Jean-Luc Lagarce, Du luxe et de l'impuissance